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L'ayurvéda comme langage

  • il y a 18 heures
  • 3 min de lecture

La vision mainstream de l'ayurvéda, c'est (malheureusement) une phytothérapie, voire une green allopathie. C'est à dire que les personnes qui n'ont qu'une idée vague de l'ayurvéda imaginent que des thérapeutes conseillent des superaliments ou des plantes indiennes magiques pour soigner miraculeusement toute sorte de choses des cheveux secs aux cancer du pancréas.


Ce qui nous amène parfois, thérapeutes et clients, à un constat partagé d'inadéquation !


Comme je communique beaucoup ici et sur instagram, ça ne m'arrive pas trop souvent : les gens qui me lisent savent à quoi s'attendre. Mais ça arrive, quand la personne est envoyée par sa fille ou son ostéo, et qu'elle s'est imaginée un truc ésotérique magique. Quand ça arrive, ça me fait me sentir hyper mal, que la fille et l'ostéo ait placé leur confiance en moi, et que la personne exprime sa déception. Dans un premier temps, je me questionne évidemment.


Mais ensuite, je me rappelle tous ces échanges que j'ai avec vous, mes client.e.s régulièr.e.s, mes élèves, mes collègues. Entre nous on se comprend, parce qu'on parle le même langage. On regarde la réalité, les corps, le temps, les évènements à travers les lunettes de cette science de l'observation.


On partage aussi cette expérience de l'incrédulité et de la perplexité.


Ca a fait beaucoup rire Silvia, qui est italienne, quand je lui ai dit l'autre jour que parfois j'avais l'impression de pisser dans un violon ! L'expression est drôle, la sensation est frustrante. Même si avec le temps, j'ai pris le parti - personnellement - de ne pas m'inquiéter de la satisfaction de la personne à qui je donne des conseils. Mon rôle est de donner le conseil le plus juste, de comprendre ce qui se passe dans le corps de la personne et de lui expliquer, de désigner la direction de la thérapie. Mais moi - personnellement - que la personne apprécie le conseil et/ou qu'elle l'applique, ce n'est pas ma responsabilité.


Négocier entre thérapeute et client


Si je dois négocier pour qu'elle applique mes conseils, ça signifie que je défend sa santé dans ce débat et qu'elle défend ses habitudes nocives. Je n'entre plus dans ce débat. Aussi parce que je comprends tout à fait que la santé ne soit pas l'objectif ultime pour tout le monde, ce n'est même pas le mien. Mais si la personne a des résistances à diminuer sa consommation d'alcool ou de viande, l'ayurvéda n'est pas une science qui s'adresse à elle.


Cette personne serait heureuse de me payer pour que je lui conseille une tisane ou un flacon qui atténue ses symptômes, mais ça, c'est le rôle du médecin allopathique. Mon rôle à moi, c'est d'expliquer les mécanismes en jeu. Ou alors, je peux lui faire un soin marma avec plaisir, pour au moins apaiser son stress !



Une pratique collective du langage


Donc je me demande parfois, si on ne se trompe pas d'objectif dans nos pratiques de l'ayurvéda comme conseil d'hygiène de vie en consultation. Si on ne ferait pas mieux, de se retrouver entre nous, qui parlons le même langage et portons des lunettes similaires, pour se lover dans nos bulles de sciences et pour faire avancer nos analyses. "Mais quel serait le sens de l'ayurvéda si ce n'est pas de soigner ?" me direz-vous. Et si le sens était de se soigner collectivement plutôt que de soigner duellement ?


Ca passerait déjà par assumer publiquement la position non-allopathique de l'ayurvéda, de le crier hors les murs pour briser l'illusion. Ca passerait aussi par enseigner le langage à d'autres et à traduire nos expressions idiomatiques. Ca pourrait être réfléchir à nos apports collectifs, les diffuser à des collectifs plutôt qu'à des individus. Je sais bien que beaucoup d'entre vous le faîtes déjà ! Je vous propose de le faire ensemble, de le faire collectivement. Et peut-être, avant de se mettre au travail, de se retrouver au bord de la piscine, de la plage ou de la cheminée.


Un séminaire de recherche sur les pratiques ayurvédiques


Je vous encourage à vous manifester si vous voulez venir. Je commence à organiser une rencontre entre ayurvedi pour l'automne. Pas une formation, pas un coaching, pas réservé aux pros. Une rencontre, un séminaire, une réflexion collective, un travail solidaire. Dites-moi si vous préférez en retraite dans le Sud-Ouest ou en 2 jours sans résidence à Lyon / Montreuil ?









 
 
 

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